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Chirurgie des mâchoires : comment se préparer mentalement avant l’opération ?

Quand la date approche, les questions ne concernent pas seulement la valise ou l’organisation. La peur de l’anesthésie, du réveil, de la douleur, du changement de visage… ou parfois une inquiétude difficile à expliquer peuvent aussi prendre davantage de place.

Par Cindy Texier, créatrice de Néovia et praticienne en accompagnement psycho-corporel · Mise à jour le 23 août 2026

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1. Avoir peur avant l’opération ne veut pas dire qu’on n’est pas prêt

On peut avoir attendu cette opération pendant des mois, parfois des années, être certain de son choix… et ressentir malgré tout de l’appréhension quand la date devient réelle.

Ce n’est pas forcément la même peur pour tout le monde. Pour certains, c’est l’anesthésie. Pour d’autres, le réveil, la douleur, le gonflement, le fait de ne pas pouvoir manger comme d’habitude ou encore la peur de ne pas se reconnaître dans le miroir.

L’anxiété avant une intervention chirurgicale est fréquente et a aussi été étudiée chez les personnes qui se préparent à une chirurgie orthognathique. Commencer par comprendre précisément ce qui vous inquiète permet déjà de savoir à quelles questions chercher une réponse et quels outils peuvent réellement vous aider.

Une inquiétude précise est souvent plus facile à apprivoiser qu’une peur générale de « l’opération ». Mettre des mots dessus permet de savoir par où commencer.

2. Commencer par mettre un nom sur ce qui vous inquiète

« J’ai peur de l’opération » peut vouloir dire beaucoup de choses. Essayez, si vous le pouvez, d’aller un cran plus loin : qu’est-ce qui m’inquiète exactement ?

Petit exercice : préciser ce qui m’inquiète

Est-ce l’anesthésie ou le réveil qui m’inquiète ?
Est-ce que j’ai peur d’avoir mal ou de ne pas réussir à gérer les premiers jours ?
Est-ce le changement de mon visage qui m’inquiète le plus ?
Est-ce l’impression de perdre le contrôle ou de dépendre des autres ?
Est-ce qu’une question médicale reste sans réponse ?
Est-ce que certains témoignages vus sur Internet m’ont davantage inquiété ?

Une fois qu’on sait plus précisément ce qui nous inquiète, il est plus facile de chercher ce qui peut nous aider. Une question sur l’anesthésie pourra être posée à l’anesthésiste. Une interrogation sur les suites de l’intervention pourra être notée pour le chirurgien. Et pour les pensées qui continuent de tourner malgré les réponses, on peut chercher d’autres façons de faire redescendre la tension.

3. Faire attention à la quantité d’informations que l’on absorbe

Avant une chirurgie des mâchoires, chercher des témoignages peut être rassurant. On veut savoir comment les autres ont vécu leur réveil, à quoi ressemblait leur visage à J+3 ou quand ils ont recommencé à manger certaines choses.

Mais il arrive aussi qu’on commence par regarder une vidéo pour se rassurer… puis une deuxième, une dixième, et qu’on termine beaucoup plus inquiet qu’au départ.

Les parcours sont très différents. Une photo, une complication racontée en détail ou une récupération particulièrement rapide ne permet pas de prévoir la vôtre. Si vous sentez que vos recherches augmentent votre inquiétude au lieu de vous informer, vous pouvez simplement décider de vous arrêter pour le moment.

Si échanger avec des personnes concernées vous fait du bien, vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook d’échange et d’entraide Néovia. L’idée est d’y trouver du partage et du soutien, sans remplacer les réponses de vos médecins.

4. Revenir au moment présent

Quand l’opération approche, on peut facilement commencer à imaginer tout ce qui va se passer après : le réveil, le premier repas, son visage, la nuit suivante…

Pour revenir au moment présent, choisissez quelque chose de simple : ralentir votre respiration quelques minutes, marcher, porter attention à vos sensations, écouter un audio de relaxation ou écrire ce qui vous traverse l’esprit.

Ces pratiques ne garantissent pas de supprimer l’anxiété. Des recherches menées plus largement autour de la chirurgie suggèrent néanmoins que certaines approches non médicamenteuses, notamment la relaxation et l’imagerie guidée, peuvent aider certaines personnes à réduire l’anxiété préopératoire.

5. Se préparer au changement sans essayer d’imaginer exactement son futur visage

La chirurgie des mâchoires a une particularité : elle touche au visage. Même lorsque le changement est souhaité, cela peut faire naître beaucoup de questions.

On peut essayer de se représenter le résultat, regarder des simulations ou des photos, se demander ce que les autres vont remarquer. Mais juste après l’opération, votre visage sera encore gonflé et va continuer à évoluer. Ce que vous voyez dans le miroir les premiers jours ne sera donc pas le résultat final.

Plutôt que d’essayer d’imaginer exactement à quoi vous ressemblerez, gardez simplement en tête que votre visage va évoluer progressivement. Il changera encore dans les jours et les semaines qui suivent l’opération. Vous n’avez donc pas besoin de vous faire un avis dès les premiers jours sur ce que vous voyez dans le miroir.

6. Prévoir ce qui pourra vous aider avant le jour J

Quand l’inquiétude monte, ce n’est pas toujours le meilleur moment pour chercher ce qui pourrait nous faire du bien. Vous pouvez donc prévoir à l’avance deux ou trois choses très simples à faire lorsque vous sentez que la pression monte.

Votre petite boîte à outils personnelle

Une personne à qui parler quand vous sentez que vous en avez besoin.
Une respiration, une relaxation ou un audio que vous connaissez déjà.
Un endroit où noter vos questions et ce qui vous passe par la tête, pour pouvoir les poser ou y revenir plus tard.
Une activité simple qui vous ramène au moment présent : marcher, lire, écouter de la musique, cuisiner ou regarder quelque chose qui vous change les idées.
Les coordonnées de votre équipe médicale pour les questions qui doivent réellement lui être posées.

7. Et si malgré tout, vous vous sentez encore inquiet ?

L’inquiétude peut revenir, même après un moment où vous vous sentiez beaucoup mieux. On peut faire une séance de relaxation le soir, se sentir beaucoup mieux, puis avoir de nouveau une boule au ventre le lendemain matin. Cela ne veut pas dire que ce que vous avez fait n’a servi à rien.

Le but n’est pas d’être parfaitement calme jusqu’au jour de l’opération. Il y aura peut-être des moments plus faciles que d’autres. L’important est surtout de savoir ce qui peut vous aider quand l’inquiétude monte.

Si l’inquiétude devient envahissante, parlez-en. Votre médecin, votre chirurgien, l’équipe d’anesthésie ou un professionnel de l’accompagnement psychologique pourront vous aider à trouver le soutien adapté à votre situation.

Se préparer aussi mentalement avec Néovia

Des outils à retrouver quand vous en avez besoin

Néovia a été pensée pour vous accompagner aussi sur le plan émotionnel : journal, exercices de respiration, relaxation, outils de bien-être et ressources restent accessibles quand vous en avez besoin.

Selon la formule choisie, Néovia peut également inclure un ou deux audios de relaxation guidée personnalisés, préparés sur mesure à partir de votre situation, de ce qui vous inquiète et de ce qui est important pour vous avant ou après l’opération.

Ces outils viennent en complément de votre suivi médical et ne remplacent pas un accompagnement psychologique lorsqu’il est nécessaire.

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Cette ressource ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique.

Si votre anxiété devient très importante, vous empêche de dormir ou de fonctionner normalement, ou si une question concerne l’intervention, l’anesthésie ou vos soins, parlez-en à vos médecins ou à un professionnel de l’accompagnement psychologique.